Développé et fabriqué en Suisse

EMU Professional II : compteur triphasé conforme MID

Compteur d’énergie triphasé pour rail DIN, le Professional II mesure l’énergie active et réactive dans les deux sens et enregistre la courbe de charge directement dans l’appareil. Homologué MID, il fournit des valeurs utilisables pour les décomptes internes et externes.

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Compteur d'énergie triphasé EMU Professional II avec écran LCD, marquages CE et M22 et la mention Made in Switzerland
EMU Professional II 3/100 LoRa · 3×230/400 V · 50 Hz · cl. B

Certifications

Quelles certifications l’EMU Professional II possède-t-il ?


Un compteur destiné à facturer doit savoir faire plus que mesurer. Le Professional II porte les homologations exigées en Suisse et dans l’UE pour la facturation, la délimitation des quantités de tiers et la gestion de l’énergie.

100 000

valeurs dans la mémoire de courbe de charge

3 ans

d’historique dans l’appareil

4

tarifs pour le soutirage et l’injection

MID B+DHomologué pour la facturation dans l’UE
PTB-A 20.1Conforme au droit de la métrologie
PTB-A 50.7Délimitation des quantités de tiers et gestion de l’énergie
ISO 50001Adapté aux systèmes de management de l’énergie
CLC/TR 50579Mesure exacte aussi en photovoltaïque

Interfaces

Quelles interfaces l’EMU Professional II possède-t-il ?


Le Professional II existe en versions dotées d’interfaces différentes. Ce choix n’est pas accessoire : il détermine le câblage, la planification réseau, le rythme de relève et les systèmes qui accéderont plus tard aux mêmes valeurs. Chaque interface a donc ici sa propre page, avec son principe, le dimensionnement et l’intégration typique avec l’EMU M-Center.

Une règle empirique d’abord : M-Bus, lorsque de nombreux compteurs de différents fluides se rejoignent dans le bâtiment. RS-485, lorsque la supervision et l’automatisation utilisent déjà Modbus. TCP/IP, lorsque l’Ethernet est en place et que les données doivent partir vers le cloud ou un tableau de bord. LoRa, lorsqu’il est impossible de tirer un câble.

M-BusDeux fils, insensible à la polarité, jusqu’à 250 compteurs sur le M-Center RS-485 / Modbus RTUBus de terrain pour la supervision, accès aux registres TCP/IPModbus TCP et MQTT directement sur le réseau LoRaRadio dans la bande EU868, modèle TTN inclus KNXDès le T1 2027

L’erreur la plus fréquente

L’interface est souvent choisie d’après ce que connaît l’électricien, et non d’après la destination ultérieure des données. Si une facturation ou un tableau de bord s’ajoutent dans deux ans, la décision est déjà figée dans le câblage. C’est pourquoi, au début d’un projet, nous préférons clarifier le système cible plutôt que l’affectation des bornes.

Versions

Quelles versions de l’EMU Professional II existent ?


Deux décisions déterminent la version : le courant traverse-t-il le compteur directement ou via des transformateurs, et par quelle interface les valeurs doivent-elles quitter l’appareil ? La désignation sur la face avant indique les deux.

Raccordement direct 3/100 – jusqu’à 100 A par phase

Étendue de mesure 0,25–5(100) A · −25 à +70 °C · classe B pour l’énergie active, classe 2 pour l’énergie réactive

Raccordement par transformateurs 3/5 – via transformateurs de courant

Étendue de mesure 0,01–1(6) A au secondaire · plage de température selon la version, voir l’inscription sur la face avant · transformateurs de courant adaptés

Autres vues

EMU Professional II 3/100 LoRa en vue oblique, fentes d'aération et connecteur d'antenne SMA visibles sur le dessus
Dessus avec connecteur d’antenne. Sur les versions LoRa avec connecteur pour antenne externe, le connecteur SMA se trouve en haut. Il faut donc laisser de la place au-dessus de l’appareil dans le tableau, sans quoi l’antenne ne peut pas être montée.
EMU Professional II 3/5 TCP/IP en vue oblique, prise RJ45 visible sur le dessus
Prise réseau en haut. Sur les versions TCP/IP, la prise RJ45 est sur le dessus, entre les caches des blocs de bornes.

Références de commande

VersionInterfaceRéférence article
EMU Professional II 3/100 – raccordement direct jusqu'à 100 Asans interfaceP20A0000
EMU Professional II 3/100 M-Bus – raccordement direct jusqu'à 100 AM-BusP20A000M
EMU Professional II 3/100 RS485 – raccordement direct jusqu'à 100 AModbus RTU (RS-485)P20A000MO
EMU Professional II 3/100 TCP/IP – raccordement direct jusqu'à 100 ATCP/IPP20A000T
EMU Professional II 3/100 LoRa – raccordement direct jusqu'à 100 ALoRa, antenne interneP20A000LO
EMU Professional II 3/100 LoRa antenne ext. – raccordement direct jusqu'à 100 ALoRa, antenne interne et connecteur SMA pour antenne externeP20A000LE
EMU Professional II 3/100 KNX – raccordement direct jusqu'à 100 AKNX (dès le T1 2027)P20A000K
EMU Professional II 3/5 – raccordement par transformateurssans interfaceP21A0000
EMU Professional II 3/5 M-Bus – raccordement par transformateursM-BusP21A000M
EMU Professional II 3/5 RS485 – raccordement par transformateursModbus RTU (RS-485)P21A000MO
EMU Professional II 3/5 TCP/IP – raccordement par transformateursTCP/IPP21A000T
EMU Professional II 3/5 LoRa – raccordement par transformateursLoRa, antenne interneP21A000LO
EMU Professional II 3/5 LoRa antenne ext. – raccordement par transformateursLoRa, antenne interne et connecteur SMA pour antenne externeP21A000LE
EMU Professional II 3/5 KNX – raccordement par transformateursKNX (dès le T1 2027)P21A000K

Les photos montrent des appareils de démonstration. Pour votre commande font foi la référence article et la fiche technique – la fiche technique et les manuels sont téléchargeables plus bas.

Bénéfices

Que fait l’EMU Professional II ?


Rendre les coûts visibles

Attribuer sans ambiguïté les consommations aux machines, installations, locataires ou zones du bâtiment – au lieu de les estimer par une clé de répartition.

Repérer les pointes de puissance

Réduire le coût de la puissance et identifier les potentiels d’économie. La courbe de charge est dans l’appareil, même sans système de supervision.

Utiliser l’énergie efficacement

Base de données pour une gestion de l’énergie selon ISO 50001 – continue et traçable.

Simplifier la facturation

Des données conformes MID pour les décomptes internes et externes, y compris la délimitation des quantités de tiers.

Modèles tarifaires flexibles

Jusqu’à quatre tarifs pour le soutirage et l’injection – aussi pour les regroupements de consommation propre et l’électricité destinée aux locataires.

Directement sur le réseau

Liaison MQTT vers des tableaux de bord et des solutions cloud dans la version TCP/IP.

Mémoire de courbe de charge

À quoi sert la mémoire de courbe de charge d’un compteur d’énergie ?


La plupart des compteurs affichent un index. Cela répond à la question « combien », mais jamais à la question « quand ». Et c’est précisément à « quand » que tient le coût de la puissance : une entreprise ayant la même consommation annuelle paie des montants nettement différents selon que le soutirage se répartit régulièrement ou se concentre sur quelques quarts d’heure.

Le Professional II enregistre donc en interne plus de 100 000 valeurs, soit jusqu’à trois ans d’historique – et cela même sans système de supervision. Le compteur ne dépend pas d’un système qui l’interroge régulièrement. Si la relève est interrompue pendant deux semaines (réaménagement du réseau, passerelle défectueuse, vacances), les valeurs ne sont pas perdues : elles sont transmises à la relève suivante.

Cela change aussi le déroulement d’un projet. Vous pouvez monter les compteurs et commencer à mesurer avant même que la gestion de l’énergie n’existe. Si Joulio-Web ou un système de supervision s’ajoute plus tard, une année d’historique est déjà disponible, au lieu de repartir de zéro.

Quatre tarifs, deux sens

Jusqu’à quatre tarifs pour le soutirage et l’injection séparent heures pleines et heures creuses, tout comme l’énergie injectée de l’énergie soutirée. Dans les regroupements de consommation propre et pour l’électricité destinée aux locataires, c’est la condition pour qu’au bout du compte chaque partie se voie facturer ce qu’elle a réellement soutiré ou livré.

Ce à quoi la courbe de charge répond

  • Quand surviennent les pointes de puissance, et pourquoi ?
  • Quelque chose tourne-t-il la nuit sans que personne ne l’ait demandé ?
  • Qu’a réellement apporté la nouvelle installation ?
  • Quel locataire, quelle machine, quelle zone ?
  • La facture du fournisseur est-elle juste ?

Effet secondaire pratique

En cas de réclamation, la période litigieuse peut être reconstituée après coup au lieu d’être estimée. C’est la différence entre une discussion et une analyse.

Domaines d’utilisation

Où l’EMU Professional II est-il utilisé ?


Production

Consommation par machine ou par ligne, comme base de projets d’efficacité et pour l’ISO 50001 / ISO 14001.

Bureaux et administration

Consommation par unité locative ou par zone du bâtiment.

Infrastructure de recharge

Mesure facturable aux points de recharge.

Installations photovoltaïques

Mesure exacte selon CLC/TR 50579, avec tarifs pour le soutirage et l’injection.

Électricité pour locataires | RCP

Décompte correct dans les regroupements dans le cadre de la consommation propre (RCP) et pour l’électricité des locataires.

Services industriels municipaux

Sous-comptage dans l’existant, même avec des parcs de compteurs hétérogènes.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur l’EMU Professional II


Raccordement direct ou transformateurs, délai de vérification, électricité pour locataires, RCP et CEL, interfaces : les réponses proviennent de la fiche technique et des manuels du compteur ainsi que des bases légales suisses en vigueur.

Homologation, précision et vérification Raccordement direct Raccordement par transformateurs Montage, boîtier et environnement Courbe de charge et mémoire de données Interfaces Électricité pour locataires, RCP et CEL

Homologation, précision et vérification

Qu’est-ce que l’EMU Professional II ?

L’EMU Professional II est un compteur d’énergie triphasé pour rail DIN de 35 mm. Il mesure l’énergie active et réactive dans les deux sens, enregistre la courbe de charge dans l’appareil, gère jusqu’à quatre tarifs et restitue les valeurs, selon la version, par M-Bus, Modbus RTU, TCP/IP ou LoRa.

Quelle est la classe de précision du compteur ?

Pour l’énergie active, classe B selon EN 50470-3, ce qui correspond à un écart d’un pour cent. Pour les autres grandeurs mesurées s’applique la classe 2 selon EN 62053, soit deux pour cent. Les deux classes valent sur toute l’étendue de mesure et pas seulement au point nominal.

Le Professional II est-il homologué pour la facturation ?

Oui. Le compteur est homologué selon le module MID B+D, conforme au droit de la métrologie selon PTB-A 20.1 et, dans les versions à courbe de charge, certifié en plus selon PTB-A 50.7 pour la délimitation des quantités de tiers et la gestion de l’énergie.

Combien de temps un compteur d’électricité est-il vérifié en Suisse ?

Les compteurs électroniques d’énergie active doivent, selon l’article 6 de l’ordonnance du DFJP sur les instruments de mesure de l’énergie et de la puissance électriques (OIMepu, RS 941.251), être vérifiés à nouveau tous les dix ans par un organisme de vérification habilité. Les compteurs à mécanisme électromécanique ont un délai de quinze ans.

Le délai de vérification peut-il être prolongé ?

Oui. Pour les compteurs d’énergie active à mesure directe, sans transformateurs en amont, l’article 6 alinéa 2 OIMepu autorise une procédure statistique par échantillonnage selon l’annexe 4. Si un lot réussit l’échantillonnage, tous les compteurs du lot conservent leur validité de vérification pour cinq années supplémentaires.

Qui est responsable du respect du délai de vérification ?

La responsabilité incombe à la personne qui utilise l’instrument de mesure, donc en règle générale au propriétaire ou à l’exploitant de l’installation. Cela vaut aussi pour les sous-compteurs d’un regroupement de consommation propre, et pas seulement pour les compteurs du gestionnaire de réseau de distribution.

Le compteur mesure-t-il correctement en aval d’un onduleur photovoltaïque ?

Oui. Le Professional II satisfait à CLC/FprTR 50579 et mesure correctement même en présence d’harmoniques dans la plage de 2 à 150 kilohertz, telles qu’en produisent les onduleurs. Il compte séparément le soutirage et l’injection, ce qui est nécessaire pour les installations en consommation propre.

Où le Professional II est-il fabriqué ?

En Suisse. Le développement, l’assemblage des circuits imprimés, le montage final et les essais ont lieu en Suisse ; le support technique vient de Baar, dans le canton de Zoug.

Raccordement direct

Que signifie raccordement direct pour un compteur d’électricité ?

Dans le raccordement direct, la totalité du courant de charge traverse le compteur. Aucun transformateur de courant ni conversion n’est nécessaire. Cela simplifie l’installation, mais limite le courant mesurable à ce que supportent les bornes de l’appareil.

Jusqu’à quel courant puis-je mesurer en direct ?

La variante à raccordement direct 3/100 mesure jusqu’à 100 ampères par phase. Au-delà, un raccordement par transformateurs est nécessaire. Pour les installations proches de 100 ampères, le raccordement par transformateurs est le choix le plus robuste.

Quelle section de conducteur les bornes acceptent-elles ?

Pour le raccordement direct, de 1,5 à 35 millimètres carrés. Le couple de serrage est de 2 newtons-mètres, 3 newtons-mètres au maximum. Un couple insuffisant entraîne des résistances de contact et un échauffement de la borne.

À partir de quel courant le compteur commence-t-il à compter ?

Le courant de démarrage de la variante à raccordement direct est de 20 milliampères. En dessous, le compteur ne compte pas. Pour mesurer la veille d’appareils isolés, c’est la limite inférieure.

Quelle tension et quelle fréquence le compteur exige-t-il ?

400 volts en courant alternatif entre les conducteurs de phase, avec une tolérance de plus/moins 20 pour cent, soit 230 volts par rapport au neutre. Fréquence nominale 50 hertz, 60 hertz sur demande. L’étendue de mesure va de 40 à 65 hertz.

Quand passer du raccordement direct au raccordement par transformateurs ?

Dès que le courant permanent attendu dépasse 100 ampères ou que la ligne d’alimentation a une section supérieure à 35 millimètres carrés. Le manque de place dans le tableau plaide aussi pour des transformateurs, car seules de fines lignes de mesure mènent alors au compteur.

Raccordement par transformateurs

Qu’est-ce qu’un raccordement par transformateurs ?

Dans ce raccordement, des transformateurs de courant mesurent le courant de charge et le ramènent à un faible courant secondaire de 5 ou 1 ampère. Seul ce courant secondaire traverse le compteur. On peut ainsi mesurer des installations de plusieurs milliers d’ampères.

Quels rapports de transformation le Professional II peut-il traiter ?

Pour la variante à 5 ampères au secondaire, de 5/5 à 20 000/5 par pas de 5 ampères. Pour la variante à 1 ampère au secondaire, de 1/1 à 4 000/1. Le rapport est enregistré dans le compteur, qui ramène ensuite les valeurs au primaire.

Quel courant secondaire est admissible ?

La variante 3/5 supporte en permanence jusqu’à 6 ampères au secondaire. Le courant de démarrage est de 1 milliampère ; le compteur enregistre donc aussi des charges très faibles par rapport à la taille du transformateur.

Quelles sont les caractéristiques des bornes du compteur à transformateurs ?

Section de conducteur de 1 à 6 millimètres carrés, couple de serrage 0,8 newton-mètre, 1 newton-mètre au maximum. Les circuits des transformateurs de courant ne doivent jamais être ouverts en service, sous peine de tensions dangereusement élevées.

Dois-je régler le rapport de transformation dans le compteur ?

Oui. Sans rapport correctement enregistré, le compteur ramène mal les valeurs secondaires au primaire et la facturation est fausse. Le réglage est décrit dans le quickstart du Professional II et devrait être consigné lors de la mise en service.

Les transformateurs de courant sont-ils soumis à vérification ?

Selon l’article 13 alinéa 1 OIMepu, la validité de la vérification des transformateurs de mesure inductifs et capacitifs est illimitée. Pour les autres types de transformateurs, l’Office fédéral peut fixer au cas par cas un délai de vérification ultérieure lors de l’approbation.

Quelle est la précision de la mesure avec transformateurs ?

La précision globale résulte du compteur et du transformateur réunis. Le compteur satisfait à la classe B selon EN 50470-3. Pour que cela tienne en pratique, la classe du transformateur doit être adaptée et la charge rester dans les limites de sa spécification.

Montage, boîtier et environnement

Quelle place le compteur occupe-t-il dans le tableau ?

90 × 91 × 72 millimètres, soit 5 modules sur le rail DIN de 35 mm. Le poids est d’environ 350 grammes.

Quel est l’indice de protection du Professional II ?

Le boîtier satisfait à IP51, les bornes à IP20. Le compteur est de classe de protection II. Pour une utilisation en extérieur ou en milieu humide, un boîtier adapté est nécessaire.

Dans quelle plage de température le compteur fonctionne-t-il ?

La plage commence à moins 25 degrés Celsius ; la limite supérieure dépend de la version et figure sur la face avant – plus 70 degrés pour les variantes à raccordement direct 3/100, plus 55 degrés pour plusieurs variantes à transformateurs 3/5. La classe d’environnement mécanique est M2, l’électromagnétique E2.

Combien de tarifs le compteur peut-il commuter ?

Selon la version, deux ou quatre tarifs. La commutation se fait par des entrées de commande en 230 volts alternatifs. Le soutirage et l’injection sont comptés séparément, de sorte que des tarifs d’injection peuvent aussi être représentés.

Courbe de charge et mémoire de données

Qu’est-ce qu’une mémoire de courbe de charge et à quoi sert-elle ?

La mémoire de courbe de charge enregistre la consommation à intervalles fixes, toutes les 15 minutes sur le Professional II. On y lit les pointes de puissance, les consommations de veille et les heures de fonctionnement. Pour les tarifs de puissance et pour la gestion de l’énergie selon ISO 50001, c’est la base de données.

Combien de temps la mémoire suffit-elle ?

Plus de 100 000 valeurs, soit jusqu’à trois ans d’historique en valeurs au quart d’heure. Le compteur enregistre indépendamment de la présence d’un système de supervision.

Que se passe-t-il en cas de coupure de courant ?

L’horloge interne continue de fonctionner 18 jours sur son tampon. Les valeurs mesurées se trouvent en EEPROM et y restent au moins dix ans. Au retour de la tension, l’appareil poursuit le comptage sans intervention sur les données.

Pourquoi la courbe de charge est-elle importante pour la délimitation des quantités de tiers ?

Parce que seules des valeurs résolues dans le temps montrent quelle quantité a été remise à des tiers et à quel moment. Les versions à courbe de charge du Professional II sont certifiées à cet effet selon PTB-A 50.7.

Interfaces

Quelles interfaces existent ?

Selon la version, M-Bus, Modbus RTU via RS-485, TCP/IP ou LoRa. S’y ajoutent une sortie impulsionnelle S0 et une interface optique. Chaque version dispose de son propre manuel d’interface.

Quelle charge de bus le compteur génère-t-il sur le M-Bus ?

1,5 milliampère, soit exactement une charge standard M-Bus. Les adresses primaires se règlent de 0 à 250, l’adresse secondaire compte huit chiffres. En usine sont réglés l’adresse primaire 000, 2400 bauds et le numéro de série comme adresse secondaire.

Quelles vitesses la version M-Bus prend-elle en charge ?

De 300 à 9600 bauds. Dans les installations plus importantes, 2400 bauds a fait ses preuves, car la portée diminue nettement aux vitesses supérieures. L’EMU M-Center relève les compteurs selon ce schéma.

Quels réglages s’appliquent au Modbus RTU ?

Le compteur occupe un huitième de charge unitaire sur le segment RS-485 et travaille de 9600 à 115 200 bauds. L’affectation des registres figure dans le manuel d’interface Modbus.

Que sait faire la version TCP/IP ?

Elle dispose d’un connecteur RJ45 à 100 mégabits en duplex intégral et embarque un serveur web, Modbus TCP, une interface HTTP GET et la synchronisation horaire NTP. En usine, elle obtient son adresse par DHCP. MQTT permet le raccordement direct à des tableaux de bord et à des services cloud.

Quelle bande de fréquences et quelle classe LoRa le compteur utilise-t-il ?

863 à 870 mégahertz, LoRaWAN 1.0.3, classe C par défaut, classe A possible. L’adhésion au réseau se fait par OTAA ou ABP.

Existe-t-il un décodeur LoRa ?

Oui. Dans The Things Network, l’EMU Professional II LoRa est disponible comme modèle. Pour d’autres systèmes, EMU met le décodeur à disposition sur GitHub, avec un générateur et un décodeur de payload comme outils web.

Quelles données la sortie impulsionnelle S0 fournit-elle ?

La sortie est conforme à EN 62053-31 et réalisée en opto-MOSFET pour 5 à 60 volts continus ou alternatifs. Sont réglables 1, 10, 100, 1000 ou 10 000 impulsions par kilowattheure et des durées d’impulsion de 2, 10, 30, 40 ou 120 millisecondes.

Existe-t-il une interface optique ?

Oui, une interface infrarouge selon D0 conforme à EN 62056-21. Elle sert à la lecture sur place, indépendamment du câblage de bus.

Comment le Professional II fonctionne-t-il avec l’EMU M-Center ?

Le M-Center relève le compteur par M-Bus ou Modbus RTU, enregistre les valeurs et les transmet par MQTT, BACnet IP, OPC UA, Modbus TCP, API, FTP ou e-mail. La fonction courbe de charge du M-Center suppose l’EMU Professional II.

Électricité pour locataires, RCP et CEL

De quels compteurs ai-je besoin pour l’électricité destinée aux locataires ?

Le gestionnaire de réseau de distribution mesure au point de raccordement du bâtiment. La répartition entre les locataires passe par des sous-compteurs que le propriétaire acquiert et exploite. Ces compteurs doivent satisfaire aux exigences du droit de la métrologie, puisque leurs valeurs servent à facturer.

Qu’est-ce qu’un regroupement de consommation propre (RCP) ?

Plusieurs consommateurs finaux d’un même lieu se regroupent et se présentent au gestionnaire de réseau comme un consommateur final unique. La base légale est constituée des articles 17 et 18 de la loi sur l’énergie, dans leur version en vigueur depuis le 1er janvier 2025. Selon l’article 17 alinéa 2 LEne, locataires et fermiers peuvent être inclus.

Qu’est-ce qu’un RCP virtuel (vRCP) ?

Dans le regroupement virtuel, les mesures du gestionnaire de réseau de distribution subsistent et sont regroupées par le calcul, au lieu de passer physiquement par un point de raccordement commun. Le terme vient de la pratique des gestionnaires de réseau ; la loi sur l’énergie elle-même ne l’emploie pas. C’est le gestionnaire de réseau de distribution compétent qui détermine quelle variante est possible.

Qu’est-ce qu’une communauté électrique locale (CEL) ?

Une CEL au sens de l’article 17d de la loi sur l’approvisionnement en électricité, en vigueur depuis le 1er janvier 2026, réunit des consommateurs finaux, des producteurs d’électricité renouvelable et des exploitants de stockage dans la même zone de desserte, au même niveau de réseau et géographiquement proches. Son extension ne dépasse pas le territoire d’une commune.

Quelle mesure une CEL exige-t-elle ?

Selon l’article 17d LApEl, chaque participant doit disposer d’un système de mesure intelligent installé par le gestionnaire de réseau de distribution. La facturation vis-à-vis du réseau passe par ces systèmes de mesure, et non par des sous-compteurs privés.

Quel rôle le Professional II joue-t-il dans un RCP ou une CEL ?

Il mesure en aval du point de raccordement : logements et surfaces commerciales individuels, bornes de recharge, pompes à chaleur, photovoltaïque et stockage. Ces valeurs constituent la base de la facturation interne, du contrôle des clés de répartition et du monitorage. La délimitation vis-à-vis du réseau reste l’affaire du gestionnaire de réseau de distribution.

Quelle variante convient pour mesurer une installation photovoltaïque ?

Une version à mesure bidirectionnelle avec mémoire de courbe de charge. La production, la consommation propre et l’injection sont ainsi traçables séparément, et jusqu’à quatre tarifs peuvent être répartis entre soutirage et injection.

Les délais de vérification valent-ils aussi pour les sous-compteurs d’un RCP ?

Oui. Le délai de vérification ultérieure de dix ans selon l’article 6 OIMepu est lié à l’instrument de mesure et non à celui qui l’exploite. Si les valeurs servent à facturer, le compteur doit être valablement vérifié.

Informations juridiques selon la loi sur l’énergie (LEne, RS 730.0) art. 17 et 18, la loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEl, RS 734.7) art. 17d et 17e ainsi que l’ordonnance du DFJP sur les instruments de mesure de l’énergie et de la puissance électriques (OIMepu, RS 941.251) art. 6 et 13. État : octobre 2026. Le texte légal en vigueur fait foi ; ces indications ne remplacent pas un conseil juridique.

De quelle version avez-vous besoin ?


Dites-nous où les données doivent aller – supervision, facturation, cloud ou les trois. L’interface en découle.

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